dimanche, mai 04, 2008

"Libérez nos camarades !" cria le peuple dans sa rage

Manif devant le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, 4 mai 2008

















Il y eut une longue marche

Il y eut un magnifique virage de députée socialo-collabo essayant de parler au micro et que le service d'ordre de la CNT protégea dans sa fuite

Il y eut tous ces cris déchirants de "LIBERTÉ"

Il y eut le drap blanc que les sans-pap' faisaient tournoyer à la douce brise de mai depuis leurs geôles

Il y eut le concert de la Keny A, la rage du peuple et tout le bordel

Il y eut les copains-ines, de Nanterre (pas mes rêves -rendez-vous le 17 mai-) et de Montreuil

Il y eut cette poussée contre les keufs, slogans furieux, mottes de terre, barrière de pompiers, un bouclier volé, et toujours les lacrymos

Il y a la certitude que nous reviendrons et que, ce soir, sans LCR ni PS, quelques sans-pap' doivent avoir le coeur un peu moins froid

4 commentaires:

Anonyme a dit…

On reviendra, parcequ'on est des relous

ubifaciunt a dit…

et des chelous aussi ;-)

birahima2 a dit…

d'abord le signal lumineux
http://www.bakchich.info/auteur9243.html
annonce du 3

puis toi, qui le rend perceptible dans le noir absolu

On y voit déjà plus clair


à part ça, chez Primavera, pas encore de billet sur les Poilus.
En revanche chez Privat , il y a :
Rémy Cazals et Frédéric Rousseau
14-18, le cri d'une génération
La correspondance et les carnets intimes rédigés au front.
La Grande Guerre passée au filtre de la censure et de l'autocensure, au filtre du temps et de la fiction.
De la parole confisquée à la parole libérée...

je dois dire que j'ai un petit faible pour ces deux historiens ; pas un moment de faiblesse, ni un signe de faiblesse.
ça doit être le chêne marcescent stylisé de Fontenlle qui me ressource.
oui, ça doit être ça ; l'antidote de la subversion du regard et l'antidote de la subversion de la réalité historique.

ubifaciunt a dit…

la marcescence arrive...