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mercredi, novembre 19, 2008

je vous demande de nous arrêter !!! je vous demande de nous (faire) taire !!!



Nous aussi, nous avons manifesté dans notre vie. Nous avons même manifesté contre la guerre et pour la paix dans le monde. Certains d’entre nous ont même manifesté à l’étranger, et certains aux Etats-Unis.


Nous aussi, nous habitons ou aimerions habiter un village de 300 habitants. Nous avons même imaginé vivre et habiter à la campagne et devenir épiciers. Certains d’entre nous aimeraient reprendre une vieille ferme et planter des carottes.


Nous aussi avons des ordinateurs portables et des connexions Internets. Nous avons même créé des blogs politiques et associatifs. Certains d’entre nous connaissent même des sites libertaires ou anarchistes.


Nous aussi, nous possédons une carte des chemins de fer et destinations de la SNCF. Nous avons, pour les plus jeunes, une carte 12-25 ans pour voyager moins cher. Certains d’entre nous ont même été importunés par les voies ferrés dans leur promenade du dimanche.


Nous aussi, nous avons des livres à la maison. Nous avons même des livres politiques qui expliquent comment renverser le système capitaliste. Certains d’entre nous ont même écrit des livres subversifs expliquant comment organiser une action militante.


Nous aussi, nous aimons la nature. Nous avons même toutes et tous pensé faire de l’escalade pour profiter des paysages de montagne. Certains d’entre nous ont même, dangereux qu’ils sont, des mousquetons et un casque d’escalade.


Nous aussi, nous sommes allés à l’école. Nous avons même essayé de faire des études, voire beaucoup d’études. Certains d’entre nous ont même obtenus leur diplôme BAC+5.


Nous sommes toutes et tous des terroristes de l’ultra-gauche : Arrêtez-nous !













(et merci à olympedeuxgrouges pour son texte)

dimanche, juin 29, 2008

Rions (???) un peu avec ce qui fait trembler la garde des sceaux (à champagne).

"Il y a de la méthode dans leur folie."
Guillaume Agitepoire, Hamlet.




Le grand Indymedia (de Paris, pour une fois qu'il est pas en rade) raconte et montre ça...





Elle est là, la menace.

Des gens qui se regroupent devant des prisons pour exiger la libération des sans-papiers, autrement nommés étrangers en situation encore pire qu'irrégulière.

Des terroristes en puissance.

A l'image des gens de RESF (cf son plus bas).

Qui poseraient des bombes et crameraient des fumigènes (y a pas de plaisir).

Que les nouveaux locaux du FBI à la française, sis à Levallois-Perret, la torture blanche a de beaux jours devant elle (en témoigne ce terrifiant récit).

Que le retour des lois scélérates sous de faux noms où ils invoquent la paix.

Des gens qui veulent que tout le monde puisse vivre librement ici.

Des gens qui, par exemple à Rennes, se font gardés à vue à 25 pour une simple manif (la preuve)

Et tout le reste.

Heureusement qu'au moins le Syndicat de la Magistrature résiste et prouve qu'il existe.



No justice no peace.

Fuck justice fuck peace.




L'UMP montre une connaissance très sûre du "terrorisme"

samedi, avril 05, 2008

Front de libération des fumis

Pour sa première grosse manif de retour au pays, c’était plutôt pas mal. Retrouver la France après trois ans au Canada, après Montebello, forcément, toutes les têtes cramées d’Amérique du Nord venant ruiner le sommet du PSP entre Bush, Calderon et Harper, les survivant-e-s de la bataille de Seattle, venant débusquer et fracasser les keufs déguisés à la mode black bloc.

Ici, on avait eu les nuits de novembre 2005, le CPE et les suites de l’élection de la « dernière incarnation d’Elvis ». Peccadilles essentielles. Des rencontres. De la vie.

Ça sentait la manif funky style, rumeurs qui bruissaient depuis une bonne semaine, feux d’artifices en honneur aux sans-pap’, et peut-être la virée à Vincennes, ensuite. Je ne sais pas si elle était impatiente de retrouver nos flics, les merguez de la CGT, et le cortège motivé-moooo-tiii-véééé de la Ligue à Léon.

Les sans-pap’ bien présent-e-s. Un beau cortège anarchoïdo-sympathico-décidé aussi. Et la Ligue aussi…

Banderole de soutien à B. et I. tendue à l’arrache sur l’avenue des Gobelins. Quelques fumis. Retrouver les gens. On sent qu’on est pas mal, en fait. Deux cents peut-être. Peut-être plus. Dont elle. Pour une fois, la CGT est plutôt compréhensive et dégonfle son immonde ballon qu’on a envie de crever aux fléchettes pour passer sous la banderole.

On longe le Luxembourg et, joli pied de nez, c’est rue d’Assas que le cortège prend vraiment forme. Banderole « destruction des centres de rétention portée » à l’allemande ; même pas envie d’attaquer la fac des nazillons consanguins, mieux à foutre, se retrouver, commencer à allumer les fumis. Elle fout sa capuche, relève l’écharpe, comme tout le monde.

« Libérez nos camarades, libérez nos camarades, libérez… » Le cri grossit, vient du cœur, claque farouchement dans l’air enfumé. « Libérez nos camarades… »

Elle n’avait jamais vu le Lutetia. Il n’avait pas eu l’honneur de notre visite depuis le CPE. Les cris des torturé-e-s de la Gestapo ne montent plus des caves, pas plus que les plaintes des déporté-e-s revenu-e-s des camps, on entend juste les vitres voler en éclats, vitres de l’hôtel, vitres des Porsche garées devant. La fumée des fumis protège les cagoulé-e-s.

« Je milite à Nanterre (bis)
La Ligue la Ligue
Mais j’habite à Neuilly
La ligue à Léon

J’aim’ bien la couleur rouge (bis)
La Ligue la Ligue
Cell’ de ma Ferrari
La ligue à Léon

À deux c’est une tendance (bis)
La Ligue la Ligue
À trois c’est une scission
La ligue à Léon….
Trotski ploum ploum »

Boulevard Raspail, le cortège de la Ligue passe de manière aussi provocante que celui du PS lors du FSE/FSL de 2003. Il n’en faut pas plus. La banderole Destruction, de ses petits bras musclés, décide de charger. Cette fois, pas de CNT pour protéger les sociaux-traîtres. Le facteur se planque et laisse les gaz poivrés du SO de la Ligue faire le sale boulot. Le bloc tient bon, répond, fait reculer les ex-maos des 70’s parvenus au bout de leur Longue Marche. Rage, rires, et détermination. Poubelles volantes, cannettes, et toujours des fumis.

Les flics remplacent la Ligue sur la fin de parcours. Nouveau face à face. Une poubelle remplie de fumis orange roule vers les barrières que le bras armé de l’État a placées avant le ministère de l’identité nationale et de l’immigration.

« Je hais la France ses flics et ses fachos. »

Elle hurle.
















la Réplik - Mon voisin vient de loin




(merci au Thib' pour les tofs en noir et blanc)

mercredi, décembre 12, 2007

retour sur la plus belle manif du monde (31 mars 2006)




"Ultime communiqué du Comité d'Occupation de la Sorbonne en Exil

Les étudiants ont repris leurs études. Les facultés ont rouvert leurs portes et les professeurs leur claque-merde. Le cycle planétaire de la vie micro-dosée se terminera, comme prévu - comme toujours - en juin : les examens auront lieu puis on ira mériter ses vacances au soleil. Tout indiquerait un parfait retour à la normale s'il n'y avait de la part de tous un si notable empressement à le simuler. A faire comme si rien ne s'était passé, comme si une tout autre normalité ne s'était imposée pendant deux mois d'occupation. Une normalité où les amphis sont des dortoirs, où les voisins sont des camarades ou des ennemis, où la lutte rend les êtres désirables, et non plus seulement séduisants ainsi que le veut la séparation coutumière. A vrai dire, tout ce petit monde universitaire en fait un peu trop. Il y a une fébrilité, une exagération dans les expressions, une maladresse qui trahit le travail en cours : refouler l'évidence qu'il pourrait en être autrement, que la vie ne ressemble pas nécessairement à cette course de hamster en cage.

Et en effet, il n'y a pas de retour à la normale. Ce qu'il y a, c'est un processus de normalisation : une guerre à outrance contre la persistance de l'événement. Nous ne parlons pas de simples prises de conscience, de faits aussi communément admis, sur la fin du mouvement, que la fonction policière des syndicats, le nécessaire recours à la casse, la joie d'une vie passée à bloquer l'économie plutôt qu'à se laisser formater pour un jour la servir ou le retour du feu comme pratique politique élémentaire. Nous parlons d'amitiés. Toute amitié conserve une trace des conditions de sa naissance, du moment de la rencontre. Celles qui se sont nouées là garderont toujours une odeur de lacrymo, un petit éclat de voiture qui flambe, de vitrine qui tombe, une lointaine rumeur d'émeute ; qu'elles ramèneront. Les syndicalistes, les gauchistes, les militants ont vécu un mouvement social. Un de plus.

Les « mouvements sociaux », dans leur rituel cent fois répété et toujours défaits, sont une tolérance locale. Ils appartiennent au folklore de ce pays. « Pour notre honte », disent les uns, « pour notre gloire », pensent les autres. Dans tous les cas, ils font partie de la gestion démocratique à la française, dont ils sont le moment carnavalesque, après quoi tout rentre dans l'ordre. Les gouvernants peuvent bien jouer les monarques tant qu'ils laissent à la population le droit de mimer 1789.

Nous, nous avons vécu un événement. Un événement se reconnaît aux intensités qu'il produit - dépaver ensemble, à coups de grilles d'arbres, une place à touristes, coordonner une attaque au cocktail Molotov, discuter d'un texte jusqu'au petit matin -, non moins qu'aux failles qu'il dessine, aux possibles qu'il dévoile. Ce que nous voulons consigner ici, c'est ce qui a été acquis là d'irréversible, ce sur quoi aucune « fin de mouvement » ne peut revenir, ce qui fait des derniers mois non une parenthèse dans le cours régulé de la vie sociale, mais une seconde vague, après l'incendie de novembre, dans la douce montée d'une onde insurrectionnelle.
(...)

7.
Deux façons de se mouvoir dans la rue, dans la rue devenue espace hostile, propriété des flics, des automobiles et des caméras : le cortège et la bande. Le cortège : on arrive individuellement, on se joint pour quelques heures à ses « camarades », on braille quelques slogans auxquels on ne parvient plus à croire, les jours d'enthousiasme on chante des chansons qui feraient froid dans le dos si elles voulaient encore dire quelque chose, comme L'Internationale. Une sono vient avantageusement couvrir le mutisme de l'assemblée, et le vide des relations. Manu Chao, Zebda, La Brigada, etc. Puis chacun regagne, individuellement, son chez-soi où il a tout loisir de n'en penser pas moins. Promenade digestive pour bétail syndiqué, défilé de solitudes garanties par un service d'ordre. La bande : on débarque ensemble. On a pris un peu de matos. On a une petite idée de ce que l'on est venu faire là. Se taper avec les flics, brûler Paris, libérer la Sorbonne, dépouiller des magasins, des portables, se faire des journalistes ou des manifestants. On se meut comme un seul homme, à cinquante. Si l'un court tout le monde court, si l'un tape tout le monde tape, si l'un se fait taper, pareil. Réflexes de horde. Jargon commun. Disposition à la bêtise, au suivisme, au lynchage. Extrême mobilité. Hostilité à l'inconnu, à l'immobile. Plusieurs fois, dans les dernières années, ces deux façons de se mouvoir se sont rencontrées à Paris. Le 8 mars 2005, notamment, puis aux Invalides. Chaque fois, la confrontation a tourné à l'avantage des bandes. Chaque fois, l'individu séparé des cortèges, avec sa liberté d'expression, son droit à être lui-même, à avoir son portable, son compte en banque et ses dreadlocks, s'en est tiré meurtri, traumatisé. Traumatisé par des gamins de quinze ans. Traumatisé par une cruelle alternative : s'organiser à son tour en bande ou bien finir sur le carreau. A moins de prendre son parti de cette vérité : l'individu libéral a la police pour condition. C'est cette évidence que l'ON a voulu dénier, après chacune de ces confrontations, par un brutal accès de mauvaise foi.

22.
Vendredi 31 mars. Allocution sénile de Chirac. Des rassemblements spontanés en plusieurs points de Paris. Qui se cherchent, se trouvent, convergent sur l'Elysée, refluent, obliquent, pour éviter la gendarmerie mobile. 3000 personnes de 8 heures du soir à 4 heures du matin. Une errance sauvage de 25 kilomètres. Foule de tous âges, de toutes tendances, idéalement désarmée, désemparée par sa propre puissance sans emploi. Qui passe le pont de la Concorde, arrive sur l'Assemblée Nationale avant les flics, qui y serait entrée si elle avait eu ne fût-ce qu'un pied-de-biche. Qui faillit forcer les portes du Sénat. Passe devant le Palais de Justice. Qui remonte vers Barbès et ravage tout ce que les boulevards de Sébastopol et du Magenta - le fameux « espace civilisé » du Magenta - recèlent de banques, d'agences d'intérim, de brasseries branchées, au cri impérieux de « Paris, debout, réveille-toi ! ». Puis qui salue les prostituées de Pigalle, monte vers le Sacré-Coeur - « Vive la Commune ! », entend-on dans les bouches avant de le lire, taggué sur l'ignoble édifice -, échoue, là aussi, à y entrer pour l'incendier. Feu de joie, donc, devant le Sacré-Coeur. Un dernier Mac Do vole en éclat. Et sur le chemin de la permanence de Pierre Lellouche, qui partira bientôt en miettes, cette dame d'une cinquantaine d'année accoudée en nuisette à son balcon, qui passe à tue-tête « Les mauvais jours finiront » - il est trois heures du matin. Nous avons parcouru ce soir-là, dans une récapitulation mélancolique, tout ce qu'il nous faudra, pour commencer, brûler."



Salut,

J'ai relu avec intérêt l'ultime communiqué du comité d'occupation que j'avais tenu quelques instants entre les mains dans le métro un autre soir.

Petites réflexions donc, au delà de la justesse des propos :


- On retrouve passim certaines allusions à des graffitis lors d'une manif sauvage à Belleville (vers le 6 ou le 7 avril, je crois), manif d'autant plus vite coupée qu'elle promettait d'être showtime. Le temps est une invention des gens incapables d'aimer. Le moi est une prison. Ici bientôt insurrection. Il n'y aura pas de retour à la normale (au futur). A bas les slogans. Manif qui me semble exemplaire "de la guerre en cours" mise au jour par les événements de mars-avril. Pourtant, aucune allusion explicite dans le communiqué.

- Merci d'avoir mis la Brigada sur le même plan que Manu Chao.

- Peu en accord, en revanche, avec certains termes employés dans le chapitre 22. et final (donc important), sur le 31 mars nocturne : "errance", "qui y serait entrée si elle avait eu (...) un pied-de-biche", "récapitulation mélancolique". Et sur le fait que ça commence à péter à Magenta. De même que les Communard-e-s ont été terrifié-e-s à l'idée de toucher à la Banque de France, je pense que nous fûmes aussi effrayé-e-s ce soir-là de voir la force collective se dégageant du cortège et la possibilité effective de pénétrer DANS l'Assemblée (nul besoin de pied de biche, une légère escalade de grilles suffisait) ou DANS les organes effectifs de l'Etat. Première manif à passer sur le pont de la Concorde depuis 1934 (et c'était les ligues fascistes à l'époque). Nous étions AU-DELA du symbole en ce début de soirée. Quartiers peu habituels à la plupart des manifestant-e-s, besoin de retrouver des certitudes en repiquant vers le traditionnel pélerinage sorbonnard. Et ce que nous ne cassâmes pas où nous aurions dû le faire, on le fit dans des quartiers bien plus populeux et "habituels". La fête des fous en répétition générale dans l'ivresse du symbole en actes. La suite de la manif est un hommage et retombe pour le coup dans ce qui ne ressort plus du domaine du POSSIBLE mais du CERTAIN.

bien à vous...



(OST : les Papillons - les Poètes professionnels
merci à Thib' pout la tof)

lundi, décembre 03, 2007

surtout, penser à faire les commissions !

"Nous nous sommes réunis jeudi après l'AG pour discuter des différentes possiblités de décorer la fac.

Nous avions donc décidé d'accrocher des guirlandes et banderoles de manière artistique afin de créer un milieu festif et convivial dans notre fac.

Des individus non-identifiés (tendance autonome) ont décoré la fac à leur manière en inscrivant des slogans poitico-poétiques, tels que :
- Le travail est à la vie ce que le pétrole est à la mer
- Le droit à la vie ne se mendie pas, il se prend, etc etc...

Nous ne saurons condamner ces sympathiques expressions créatrices qu'il n'est pas de notre ressort de contrôler. En effet, le graffiti appartient au meilleur des mouvements populaires (cf la Sorbonne en 68). Il n'est pas une dégradation, mais une amélioration.

Bien évidemment, la Commission Décor condamne sans retenue les actions artistiques telles que : vomis, mégots, bouteilles vides, etc.

Nous sommes ouverts à toute contribution à l'esthétique de Tolbiac.


La Commission."

Compte-rendu de la Commission Décor de Tolbiac,
mars 2006 ,
(mouvement dit "anti-CPE")




Si y a bien une chose over importante pendant un mouvement étudiant, c'est les commissions.

Passkeuh, l'air de rien, sans commissions, le mouvement il meurt.

Bien sûr y a les AG, grands messes où même les anti-bloqueurs peuvent venir prendre la parole et appeler au citoyennisme et à la méritocratie (tout en pourfendant le déni de démocratie et la voyoucratie) ; mais les anti-bloqueurs n'ont pas encore poussé l'entrisme jusqu'à s'infiltrer dans les commissions.

Le truc bien avec les commissions, c'est qu'on peut en faire sur tout et surtout sur nimp'.

Commission Décor, donc, histoire de mettre deux guirlandes.

Commission Analyse, histoire de pomper sur google de quoi que ça cause vraiment le CPE ou la loi Pécresse.

Commission Bouffe, pour récolter les thunes et aller chercher des bières au Proxi du coin.

Commission Action, la fameuse, celle qui prévoit les objectifs stratégiques des jours à venir (On part à quelle heure pour la manif à Bastille ? On bloque le B ou le D ? Tiens, et si on attaquait le comico ? Naaaan, trop tôt, le mouvement n'est pas encore assez légitime...).

Y a aussi les commisssions tarot et djembé mais celles-là, elles sont plutôt du domaine de l'informel et du toléré.

Sûr que quelque part doit même y a voir la Commission Commissions.

Ce matin, à Nanterre (pas mes rêves !), l'ambiance est plutôt tranquilloute à l'heure des poules et du début de blocage. Y avait pourtant bien des rumeurs de "blocage Armaggedon", avec casques et barres à mine, mais finalement non. On zone grave. Ca sent la fin de mouvement, la déception, et l'autodérison sans laquelle on peut se tirer une balle tout de suite. L'UNEF et la JCR ne donnent même plus l'illusion de leur présence.

On se marre malgré tout avec les "excité-e-s" : cette dizaine d'infâmes "anarcho-autonomes rompu-e-s aux techniques de guérilla urbaine" selon le pertinent mot du sieur président de la fac Audéoud.

Et on décore.











(OST : Kinky Beat - Monster)

jeudi, novembre 15, 2007

ubi tumultum facimus, vitam appello, vol. II

(Clique on the texte pour mieux lire ce qui fait trembler le bourgeois...)


Manif de merde, hier. Heureusement qu' y avait les potes, les bières, les rumeurs sur la CGT, les articles du Figaro et une chouette lumière sur quelques photos... Et vive la grève, bordel de merde !


(Tremblez, anarcho-autonomes !)


(Journaleux, keufs ? de toute façon, ça revient au même...)


(Et oui, c'est ça la CGT mon garçon ; mais faut y croire quand même -je sais, c'est dur...-)





(OST : A las barricadas, euh non, Barbara - Göttingen)