Affichage des articles dont le libellé est nanterre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nanterre. Afficher tous les articles

samedi, novembre 21, 2009

Alger-sur-Seine




Une bien belle soirée entre Nanterre (pas mes rêves !) et les Champs pour fêter la qualification de nos frères algériens (on dira rien de la française...). On repense à 1982, forcément, et on espère que l'Anschluss n'aura pas lieu une troisième fois.
































jeudi, juillet 02, 2009

Moushin Laramique, requiescant in pace...


Deux ans plus tard, ça flippe à mort et le procès des émeutiers armés de bouteilles, de barres de fer et de pierres commence.

Deux ans que la Justice ne s'est toujours pas prononcée sur la peine (ou la mutation) allouée aux conducteurs de la voiture de la Police Nationale de France.

Deux ans, et nos amis les médias se réveillent un peu, Libé fait une enquête exclusive en s'asseyant sur un banc pendant trois heures pour recueillir une scène banale de quartier populaire entre gosses de quartiers et fonctionnaires de la Police Nationale de France.

Deux ans, dix ans, et plus que les voitures de la Police Nationale de France rôdent dans les quartiers populaires, à vingt à l'heure pour bien mater, pour bien chouffer, pour bien épier et rendre compte, à soixante pour fracasser deux gosses sur une mini-moto, à cent-vingt pour arriver sirènes hurlantes.

Les voitures rôdent.

A Nanterre (pas mes rêves !), la grande rue a été tagguée, comme un hommage.

Peut-être était-ce un véhicule du même type qui percuta Moushin et Larami, deux ans plus tôt, à Villiers-le-Bel.

Sauf que ce n'est sans doute pas plus un hommage que de l'insurrection qui vient.

Juste de la rage.
























Le glorieux Titine Boy en mode Rrrrrriotttt

mardi, juin 02, 2009

C'est trop la teuf !!!





































Nanterre, fête de quartier.


Et on danse avec la redoutable salsa d'Abelardo Barroso, Sabre olvidar

jeudi, avril 30, 2009

La Grande Vadrouille... (épilogue ?)



18 h 02 :

Coup de fil du père, le gosse s'est fait choper par les keufs à Nanterre malgré son interdiction de territoire. La JAP l'avait prévenu, a priori, c'est reparti pour quatorze mois de cachot.

Le Tribunal est fermé depuis une heure, ce qui signifie juge de permanence. Donc le môme serait bon pour rester au dépôt jusque lundi. En effet, un juge étant déjà positionné sur le dossier, y a peu de risque que son collègue prenne une décision à l'emporte pièce.



18 h 04 :

Coup de fil d'une collègue. Samedi matin, à 7 heures, ils déménagent un môme qui risque une expulsion locative imminente. Je l'informe pour l'interpellation. On commence à chercher une idée éducative à la con à proposer à la juge lors de l'audience pour pallier les quatorze mois. 



18 h 09 :

Je bois un verre de blanc.



18 h 15 :

Je laisse un message sur le répondeur de M. de Tréville (aka herr Direktor). J'imagine qu'il attend de se servir un verre de rhum avant de me rappeler.



18 h 39 : 

J'appelle un de ses potes. "Ah, bah justement, Ubi, j'étais en train de chercher ton numéro... Putain, on était en bagnole ; sachant qu'y avait une bagnole de keufs derrière, pas la BAC, hein, les képis, je freine brusquement dès que le feu passe à l'orange. Sûrement trop brusquement pour eux. Contrôle des papiers de la caisse et de tous les occupants, ils lui demandent de les suivre... On a été au comico, apparemment ils savent même pas quand y aura un OPJ de dispo... Si tu passes là-bas, demande à la fliquette blonde, la sympa, si elle lui a passé les thunes que je lui ai demandé de lui donner..."




(to be continued...)








Peut-être qu'il pense du fond de sa cellote au café du village, au dernier matin où l'on s'est tant marré avec les pêcheurs allemands, à la tarte aux pommes sur le rebord de la fenêtre, aux discussions sans fin, à ce restau d'hier à La Défense, à son anniversaire de 20 ans qu'il a passé au trou où je lui amenai gâteaux et bougies, et peut-être qu'il en sera ainsi pour le vingt-et-unième, au coucher de soleil sur le lac, à ce cimetière où il ne rentra pas par pudeur et décence, à ceux-elles qui pensent à lui, dans un cachot de la République, à la manif de demain, au 1er mai des opprimé-e-s, à ces putains de quatorze mois....









01 h 49 :

Je retrouve ce texte datant d'il y a un peu plus d'un an... :


"Ce soir, je bois.

Je bois en l'honneur de trois gosses de 17 à 24 ans, je bois à leur vie et à tous les jours qui leur restent à mourir, deux dans les cachots de la République de France, un dont la tête est mise à prix.

Ce soir, je bois en l'honneur de N., gosse de 20 ans avec qui je suis allé au musée des arts premiers parce qu'il voulait apprendre. Ce soir il dort en taule parce qu'un juge, avec autant d'embonpoint que de compétence et de barbe, a estimé qu'au détriment d'un renvoi en Algérie (N. est évidemment aussi français que moi), sans aucune preuve, il valait mieux, dans l'intérêt de la société et pour préserver celle-ci, qu'il dorme dans une geôle infestée de rats et de rancoeur.

Ce soir, je bois en l'honneur de S., gosse de 17 ans jugé au pénal, comme un majeur, puisque les lois Sarkozy et Perben II sur la prévention de la délinquance sont passées par là. "Les mineurs de 2008 ne sont plus les mineurs de 1945", disent-ils (môssieuh le commissaire). C'est sans doute juste, et la lutte des classes est morte, et y a plus de saison, et les "conneries" des mineurs se font de plus en plus tôt. Sauf que ça fait 2000 ans que le pouvoir dit que les conneries se font de plus en plus tôt. Et que si c'était le cas, les gosses commenceraient à déconner dans le ventre de leur mère, voire avant.

Ce soir, je bois en l'honneur de K., gosse de 24 ans que nous sommes allés chercher aujourd'hui à la gare Saint-Lazare. Un mec auquel des collègues de Nice ont filé nos coordonnées. Qui crèche depuis quelques semaines à Bordeaux mais que ça peut plus durer, il est monté, juste avec notre numéro, à l'arrache. Accusé d'avoir paumé deux kilos de coke par des gosses de son quartier qui ont fait appel à des mercenaires serbes, il a les bras encore sanglants, la froide résignation et l'envie d'en finir. Trouver une piaule pour la nuit, avant les démarches demain dès l'aube. Ne pas l'aider, juste l'écouter, dans l'urgence de la douleur. Mais de place pour dormir, nulle part ; négocier une chambre dans un hôtel sordide où nous savons que les passes à vingt euros et les barettes au même prix se négocient juste à côté. Rendez-vous à neuf heures, demain matin, nous verrons bien, les gars de Nice sont à ses trousses et le trouveront peut-être, les Serbes affûtent leurs lames.

Ce soir, ce n'est pas du bourrage de gueule méthodique, c'est de l'oubli et de l'hommage salutaires.

Je veux vomir ce soir, vomir mon alcool et ma haine, gerber sur ces prisons, ces matons et ces juges, cette came, ces sitautions dans lesquelles des êtres humains sont obligés de se mettre pour pouvoir survivre, ce soir je veux vomir la bile amère qui remontera de mes tripes.

Ce soir, à l'heure du dernier verre, je regarderai le gros bouquet de fleurs que j'ai acheté tout à l'heure, des fleurs blanches comme l'innocence, cette putain d'innocence que le monde prend un malin plaisir à envoyer au diable.

Ce soir, je bois en l'honneur de trois gosses qui doivent se sentir bien seuls. Que ces quelques mots qu'ils ne liront jamais puissent les réconforter et qu'ils sentent que, quelque part, des hommes et des femmes les veillent, les estiment et les aiment."







mercredi, avril 08, 2009

La Grande Vadrouille...






Ca commence par ma chérie, la veille, qui me dit quelle cravate mettre avec ma chemise bleue pour aller voir la juge.

Moi, j'aurais mis la blanche et rose, pas spectaculaire mais un peu jeune cool, un peu éduc, un peu beau gosse.

Mais non, la noire.

Avec le bleu roy de la liquette.

Plus sobre, ça ira bien mieux.

Ca sent la nuit où tu te couches à deux heures du mat' alors que tu te lèves à sept, pas tant de pression que d'impatience, un moment important qui va se jouer, ne pas pouvoir se coucher, et ne savoir dormir.

Ca sent la cafetière italienne qui se prépare la veille, en prévision de la gueule dans le cul du lendemain.

Et le gosse qui t'appelle sur les coups de vingt-deux heures, pour te confirmer l'heure du rencard de demain matin mais plus encore pour ne pas dire qu'il ne s'est pas fait pécho le soir malgré son interdiction de territoire et que tu peux venir le chercher chez lui.

Au matin, le café avalé en speed, gestes automatiques, foutre la cravate. La noire.

Chez lui, la maman pleure, il a mis tant de temps à se réveiller... Elle m'offre le café. J'entends le bruit de la douche. Il arrive enfin, il a mis sa plus belle chemise, lui aussi, et le petit pull jacquard qui va bien avec. Dernière engueulade avec sa mère ; ils sont aussi stressés l'un que l'autre.

Parce que c'est pas rien, quand même, aller chez la juge d'application des peines, celle qui décidera de la levée, ou non, du "sursis mise à l'épreuve". Quatorze mois de taule en jeu.

Sur le chemin, essayer de le rassurer et de maintenir la pression, parce que c'est la juge quand même mais y a pas de raisons que ça se passe mal, et même s'il ne remplit aucune des trois obligations de sa mise à l'épreuve, même s'il a lâché la formation et n'a pas de boulot, même s'il n'a pas commencé à payer les dommages et intérêts, même s'il retourne à Nanterre alors qu'il est interdit de territoire, y a pas de raisons que ça se passe mal, on vient avec une putain d'idée à proposer à la juge ; une idée dérisoire, essentielle.

Elle est pas mal, la juge, derrière ses effets de manche d'ancienne avocate. Elle a tout capté : l'importance de la famille, les quatre hôtels miteux en mois de deux mois, même pas le temps de poser les bagages, même pas le temps de sympathiser avec l'arabe du coin, elle a tout capté à la formation de merde qui le trimballe de Saint-Ouen à Vanves pour apprendre à faire un CV en trente-cinq modules individualisés d'une demi-heure. Du coup, à force d'être pris pour un con, à force de se voir refuser par des formateurs abrutis les conventions de stage qu'il apporte pourtant dûment remplies, il a lâché l'affaire et la juge l'a bien compris.

Au bout de trois quarts d'heure, elle se tourne enfin vers moi. Très bien, la juge. J'explique, pas à pas, réservant mon effet de manche de carré d'as de derrière la cravate pour la fin. Parce que plane l'ombre du procureur, menaçante et inique. Et celle des quatorze mois.

Je me tourne vers lui, lui dit qu'il a oublié de dire l'idée qu'on avait eue à la juge. Comment ça ? Le projet qu'on avait bossé ensemble. Les vacances. Un temps. Sourire. Il reprend. La rupture. Il se marre.

La juge s'énerve. Sévère. Et d'un coup, il rigole moins. Parce que la juge, elle est sympa, mais faut pas la prendre pour une endive de troisième zone. Alors il a plutôt intérêt à tout expliquer, là, maintenant, sans forfanterie.

Il dit que ben voilà, une semaine quoi, à la campagne, à 400 kilomètres de Paris, sans rien autour, une maison et puis un lac, une semaine à réfléchir. La juge sourcille, sourit, commence à capter. Elle demande dans quel cadre, avec qui... Ben avec Ubi, comme si la question se posait. Elle se tourne. Et je détaille. Le cadre, les intentions, le propos éducatif, les modalités de financement avec le jeune qui devra payer de sa poche. La sienne. Son propre argent. Son argent propre.

"Une mise au vert", dit-elle.

"Nuance, un séjour de rupture", réponds-je.

Mais je tais, aussi. Le vrai programme qu'on a prévu. Le seul truc à faire. Le rien et le silence. L'absence totale d'activité, le néant du village, l'absence de portable et de télé, juste un éduc qui va le saouler, les crises qui seront nécessaires, l'ennui, les départs dans la nuit juste éclairée à la lune, le transfert à gogo, l'absence de réponse à ses angoisses, la confrontation à ses propres désirs, à sa responsabilité, à ses silences, six jours de tout ça, et encore des silences.

Il ajoute qu'à la fin, il lui écrira à la juge pour lui dire, pour dire le résultat de tout ça, pour dire la suite qu'il envisage.

On sort du tribunal, il rompt le silence le premier :

"- Au fait, Ubi, tu lui as pas dit à la juge...

- ...

- Qu'on prenait pas la voiture et qu'on allait faire du vélo.

- Ah non, j' lui ai pas dit.

- Et au fait, les vélos, ça sera des VTT ?

- Tu rigoles ou quoi ? Ben non, des vieux vélos un peu pourris comme à la campagne quoi...

- Ah ouais, des Bourvil !"

Eclats de rire.

Il croit encore que ce sera des vacances.

La Grande Vadrouille.

Il est midi, la journée est encore longue.

Je desserre un peu la cravate.




"Les chefs d'oeuvre doivent se répandre en mystérieux effluves et toucher ainsi jusqu'aux plus ignorants des ignorants."

Louis CALAFERTE.
Requiem des innocents.







Actualisation au 09/04/09, 23 h 08 :

16 h 05 : La mère du gosse m'appelle pour me dire de venir d'urgence à la maison. Je ne peux pas. Elle ne peut pas parler. Du monde autour. En posant quelques questions auxquelles elle répond par oui et non, je comprends que la police nationale de France a fait une perquis' au domicile familial dans la journée pour espérer trouver le môme.

20 h : Appel du môme. La police nationale de France est venue trois fois dans la journée au domicile familial.

20 h 18 : Nous rentrons dans la salle de ciné pour voir Ponyo sur la falaise du glorieux camarade Miyasaki.

22 h 10 : On sort du ciné place de la Nation, des vagues et des étoiles d'émotion dans les yeux. Un cercle de tappeurs de djembé au milieu de la place, et des gens. Une voiture de la police nationale de France se gare dans l'herbe. Quatre fonctionnaires descendent, la maglite en éveil. Le bruit du djembé couvre à peine celui de la circulation de ce vendredi soir. Tous les petits groupes qui squattouillent au milieu de la place sont dévisagés. Deux autres voitures de la police nationale de France passent pendant ces quelques minutes, au pas ou sirène hurlante. Les fonctionnaires du service public de police se rapprochent du cercle, semblent parler, suite à quoi le tam-tam s'arrête. Trop de bruit, sans doute, au milieu des voitures. La maglite s'éloigne alors qu'un des tappeurs fait quelques gestes et vociférations peu amènes.

22 h 18 : Je rallume mon portable. Message de la mère qui souhaite que je la rappelle d'urgence.

22 h 30 : Je raccroche. Ils ne sont venus qu'une fois, elle se saborde d'un geste de mère sublime pour qu'il ne revienne plus alors qu'elle crève d'envie de le revoir. Elle lui a menti pour le protéger. L'antique tragédie méditerranéenne qui depuis trois mille ans fait sens et se transmet par les mères. Le destin, le fatum, le mektoub, c'que tu veux. Prendre sur soi pour que l'enfant vive. Mentir et souffrir pour qu'il puisse faire semblant de vivre. La mère illettrée qui ne sait pas déchiffrer le mandat de perquis' qu'ils n'ont même pas sortis. Mais quand on touche aux femmes, quand on touche aux mères, c'est que le début de la fin est le signe..

23 h 01 : Pas d'alcool fort, remplir la bouteille de blanc, boire un coup, penser à la police nationale de France et aux sans-papiers qui sautent du deuxième ou du douzième étage pour lui échapper.



Puisse-t-il... 
(live à Montreux 1973)

dimanche, avril 05, 2009

L'Internationale conspirationniste de la barre de fer


Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : "Je quitte Strasbourg avec un profond sentiment de colère parce que les voix pour la paix qui s’étaient donné rendez-vous n’auront pas été entendues. Les autorités portent une lourde responsabilité car, en dépit des avertissements répétés des organisateurs du rassemblement pacifiste, elles n’auront pas permis que la manifestation se déroule dans des conditions où la sécurité de tous était assurée. Mais surtout j’ai de la colère parce que des gens qui seront présentés comme des militants anti-Otan alors qu’is ne méritent que le nom d’imbéciles ont commis des actes très graves, qui méritent une condamnation claire et sans ambiguïté. Ces gens ne sont pas des nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes et nous refusons que leurs actes soient rapprochés d’une manière ou d’une autre à la manifestation pour la paix."

A part ça, hier à Nanterre, au lieu-dit du Mont Valérien (tu veux un cours d'histoire MGB ?) y avait ça qui devait fleurer bon la banlieue rouge old school, la moustache jaunie et le velours cotelé :



Bon, je pouvais pas vu que j'étais au fantastique Bal de la Ferme (putain, quelle soirée...), et que si j'y avais pas été, je serais allé à Strasbourg aux côtés des barres de fer à cagoule, mais bon, ça m'a fait sourire avec plein de tendresse... Et quelle classe "les communistes du quartier", à aucun mot, ils ne parlent du Parti, m'est avis que ça doit être la section Georges Guinguoin locale (un cours d'histoire MGB ?).

Les salauds, ils avaient des barres de fer !!!






Un bien chouette compte-rendu de la big manif strasbourgeoise chez Article XI

Spéciale kassdédi au camarade Leroy : Allain Leprest, Sacré coco

jeudi, mars 19, 2009

règles et chleuasme




Des fois, tu te dis que tu fais vraiment le plus beau métier du monde (avec sage-femme et barman).

Cette aprème à Nanterre (pas mes rêves !), avec un groupe de gosses de 15-16 ans autour d'un "Projet sur les luttes contre les discriminations". En gros, on va au ciné ou au théâtre et on tchatche ensuite. Et des fois, on se voit juste pour tchatcher. Comme aujourd'hui. Et je sais plus trop comment on en arrive là, mais le camarade A., pétillant et grandiose d'habitude, demande à ma collègue, un peu gêné et intrigué des hormones : "Au fait, ça vous fait mal quand vous avez vos règles ?". 

D'un coup, les trois potes font moins les marioles. 

Et la I., elle raconte, du coup, dans le silence. 

Cinq minutes plus tard, C. : "Moi aussi, ça me fait mal, quand mon père il m'envoie des règles à la gueule. Même qu'à la fin aussi, j'ai la gueule en sang..." Eclat de rire général qui vient rompre l'attention. C. le rigolard qui trouve toujours la vanne pour détendre l'atmosphère. 

Sauf que là, cinq heures plus tard, en écrivant ces mots, en écrivant SES mots, je me demande s'il ne faudrait pas simplement le prendre au pied de la lettre, que tout ne serait pas si joyeux, surtout à la maison, et que les règles, au sens propre et au sens figuré, ça fasse sacrément mal ; par delà les éclats de rire. 

Plus tard, dans la soirée, avec des plus vieux de 17-18 ans, dehors. La nuit est tombée, ça fait longtemps qu'on s'est pas vus et, l'air de rien, on va discuter pendant une bonne heure. Avec H., celui qu'est un de mes chouchous (c'est mal !), tellement il est fin, brillant de langage, d'humanité et d'humour. L'archétype de ce que j'aimerai que mon futur gamin devienne. Un des trois seuls du tiékar à qui j'ai offert le Requiem des innocents de Calaferte, c'est dire. Celui qui kiffe trop apprendre des mots et qui a claqué un jour un beau "Madame, ne faites pas preuve de procrastination !" à une conseillère de l'ANPE qui lui proposait un rendez-vous le lendemain alors qu'il était arrivé juste avant 18 heures. Et que, du coup, penaude, elle l'avait reçu.

Et donc que je raconte au H. que j'ai appris un nouveau mot. En l'occurrence "chleuasme". Regard interloqué ainsi que celui de ses cinq potes. Et vazy que chacun essaie de deviner ce que ça veut peut bien vouloir dire. Ca dure plus de dix minutes avant que je ne daigne lâcher le morceau et la définition (le fait de se déprécier afin de recueillir les compliments de l'autre. Ex : "-Chuis pas intelligent. -Mais si, euh, arrêteuh....").

Illico, les six gars font : "Ah ouais, on voit... C'est trop un truc de meuf, ça !!!" H. dit que "c'est trop un truc de fou, le français, en fait, si ça se trouve, quand tu sautilles sur trois mètres à cloche-pied, y a un mot qui dit ça et personne ne le sait." Comme la procrastination, le fait de remettre au lendemain ce que tu peux faire le jour même. Le M., il est pas d'accord, il dit que c'est plus simple de dire d'arrêter de remettre au lende.. Finalement, si, il en convient, la procrastination, c'est mieux.

Justement, les filles arrivent. L. et E. Pour une fois, les gars se taisent. Au bout de cinq minutes, elles en seraient presque à s'inquiéter. "Ben non, qu'ils disent, on voulait voir si vous alliez chleuasmer..."

Et qu'après avoir disserté sur la possibilité du verbe "chleuasmer" et de toutes ses conjugaisons, les gars en viennent à parler du dictionnaire. Le H. claque qu'il y a des gens qu'ils le lisent en entier de A jusqu'à Z comme un roman. Que lui s'est arrêté à "âne". Mais que y a des gens ils sont allés jusqu'au bout.

Et qu'ils se sont rendus compte, finalement, "que c'est le zèbre qu'a fait le coup"...














mardi, février 24, 2009

interruption momentanée du service...


Parce que le boulot, les flics et les mes-aventures des mômes qui sortent de taule ou y rentrent,

Parce que la fièvre, la gastro et la pollution,

Parce que la préparation des aubes et des aurores à venir,

Parce que la fatigue, simplement,

Parce que c'est la guerre,

Parce que deux gros textes en préparation (une réponse à une tiqqunerie à propos des récents événements en Grèce, un truc sur le rapport d'un éduc de rue à l'illégal sur un quartier),

Parce que, en attendant, l'important c'est de ne pas crever de rage,

Parce que ma nouvelle bannière déchire sa mère à Nanterre,

Parce que des ami-e-s à voir et des verres à boire,

Parce que je vous emmerde autant que je vous aime,






A très vite, les z'aminches...












mercredi, février 18, 2009

anti-social, ta mère ton sang froid...







Des fois, tu ne sais pas s'il faut hésiter entre.

Entre tu ne sais même pas quoi, au juste.

Aujourd'hui, au boulot, à Nanterre (pas mes rêves, !)...

Mais non, reprenons au début.

Coup de fil y a deux semaines.

Une mère de famille flippée pour son gamin qui fugue et qui est violent. 17 ans, le môme. Elle souhaite nous rencontrer.

No prob a priori. "Cas banal" en quartier populaire, on imagine déjà comment orienter la famille vers des structures plus adaptées bikoz on croule déjà sous le taf et puis bon, c'est pas des éducs de rue qui vont pouvoir régler ça, c'est juste l'angoisse de la mère et vu comment c'est présenté, y a peu de chances pour que le gosse daigne nous rencontrer.

La famille se pointe, en l'occurrence la mère et le beau-père.

Lui, genre randonneur du dimanche un peu paumé, grosses chaussures de marche, polo gris fadasse bien rentré dans le pantalon en toile vert bouteille, la banane en faux cuir qui trône paisiblement au dessus d'une discrète ceinture.

Elle, assez tristement quelconque en fait, un peu larguée, avec autant de cheveux blancs que de soucis dans son début de quarantaine.

Ils parlent.

Et c'est assez touchant.

Vraiment.

Lui, même si ce n'est que le beau-père, on sent qu'il s'en soucie de ce môme, qu'il accompagne de tout son possible cette femme qu'il aime et qui tremble pour son enfant. Qui appelle régulièrement le vrai père là-bas vers Béthune pour lui donner des nouvelles du petit.

Elle, qui se force dans sa dignité à ne pas pleurer, pas tout de suite. Qui se force à expliquer. Ses douleurs de mère qui dut se résoudre à déposer une main courante après les menaces de son enfant. La galère à l'école. Les engueulades à n'en plus pouvoir. Ses fugues à répétition, tous les week-ends. Les retours le dimanche aprème où il comate dans le canapé jusqu'au lundi. Même qu'une fois, elle a trouvé une "boulette de tabac" dans une poche du blouson.

Des petites gens, vraiment.

Des vies minuscules.

On parle du juge pour enfants, qu'il est encore là pour protéger les mineurs en danger. Ils soupirent et on voit passer dans leurs regards le spectre de la DDASS des années 80 qui te plaçait un gosse en foyer selon le bon vouloir des bas de contention de l'aigrie moustachue : l'assistante sociale. Mais, non, c'est fini tout ça, en plus, la loi (qu'est pas conne pour une fois) oblige depuis 2002 tout travailleur social à rendre à la famille accessible son dossier. Tous les écrits officiels, signalements, notes de situation, tout le reste (ce qui est plutôt judicieux, passkeuh par exemple, quand tu dois faire lire à une femme violée par son alcoolique de mari depuis 10 ans son histoire et celle de la petite frappée par le père, t'as intérêt à être juste et vrai dans tes mots, d'autant plus que tu dois le faire lire aussi à l'alcoolique de mari violeur et violent ; mais je divague...).

Rendez-vous est pris pour la semaine prochaine.

Coup de fil du gamin entre temps. Il sera là le vendredi.

Tout roule presque tranquillou.

Coup de fil bien chelou de l'assistante sociale scolaire le jeudi.

Comme quoi le gosse serait "anarchiste" et guidé par un mentor plus âgé qui lui retourne la tête. Et que ça suffit à motiver un signalement judiciaire.

Juste la mère et le beau-père, le vendredi. L'air grave, les sales jours de pluie qui te calebassent la tête. Germinal quand la mine s'écroule. 

Non, il n'est pas là. 

Encore une engueulade.

Il s'est barré, encore une fois.

Juste avant, il leur a dit que l'assistante sociale du lycée avait prévenu le juge pour des éléments graves. Et qu'elle a fait un signalement en trois jours. Sans prévenir les parents. Sans le faire lire au gosse. Un signalement direct au juge, alors que ce doit être au procureur. Qu'elle a propagé des rumeurs sans chercher la nature des infos. Qu'elle a pas voulu rencontrer les parents alors que ceux-ci le voulaient. et qu'elle part en vacances quinze jours le lendemain.

Pas moins de six fautes graves, éthiques, inadmissibles.

Qu'on en a flingué pour moins que ça. 

Qu'une vie de famille est en jeu.

Qu'elle vaut même pas le prix de ses bas de contention pour se pendre, cette pute.

On a la rage et on tente d'encaisser le coup, de rassurer la famille, de lui dire qu'on va essayer de rattraper le coup, que l'heure est quand même grave et qu'il faudrait qu'on voit le môme au plus vite. 

Quinze jours pour rattraper le coup.

On tente d'appeler l'inspection académique pour exiger une copie du signalement et l'avis du chef de service qui a honteusement laissé passer cette merde.

Qu'ils sont en vacances, for sure.

Coup de fil le lundi sur mon portable du môme, il sera là le surlendemain au rencard avec ses parents.

Il arrive avec ses vieux. Regard pétillant, casquette à clous, sigle anarchie négligemment épinglé juste ce qu'il faut de travers sur le perfecto, docs coquées, t-shirt Exploited, collec de badges des Béru, quelques boutons d'acné que le Roaccutane peine à soigner.

L'entretien commence, je réexplique comment on bosse, les écrits qu'on fait nécessairement lire, que si le môme veut pas nous voir c'est presque tant mieux comme ça nous fait moins de taf, cette salope d'assistante sociale et ses bas de contention, qu'il aura beau se rebeller et écouter Crass, jusqu'à 18 ans il dépendra, qu'il le veuille ou non, de ses vieux même largués et cons mais qui se soucient de lui, qu'il le veuille ou non, il dit qu'il écoute bien sûr Clash et les Pistols, et puis des récents français, les Betteraves, les Vieilles Salopes, Guérilla Poubelle et les Sales Maj', pas Mon Dragon, il connaît pas. J' te prépare un CD du plus grand groupe de l'histoire du wack' n' wall...

Et puis ça parle un peu entre eux, de la bienveillance qui suinte, et même si de l'incompréhension, et même si cette crevure, et même si les parents et la révolte d'un ado, on a encore quinze jours, je lui laisse mon numéro. 

Derniers mots, je sors l'appareil, regarde la mère, mets sur on : 

" Vous savez, madame, ça c'est comme j'étais y a six mois (montrant ma plus belle crête de l'époque), et ben votre fils il est pas encore comme ça, pourtant ça m'empêchait pas d'être en réunion avec le Conseil Général des Hauts-de-Seine et d'être crédible, juste parce que mes mots...

- Ah, c'est vous, je vous aurais jamais reconnu...

- ...

- Parce que vous savez les lois..."

Je tends l'appareil au môme. Il voit ma crête. Clin d'oeil complice. Du haut de ses presque 17 ans.



















dimanche, novembre 30, 2008

les silences de Lacan





Ce sont les traces d’un texte qui ne sera jamais fini.

Jamais écrit, donc.

Plus d’une semaine plus tard, et les blessures sont toujours aussi vives.


« Nul de nous n’est sûr d’échapper à la prison. Aujourd’hui moins que jamais. Sur notre vie de tous les jours le quadrillage policier se resserre : dans la rue et sur les routes ; autour des étrangers et des jeunes ; le délit d’opinion est réapparu ; les mesures antidrogues multiplient l’arbitraire. Nous sommes sous le signe de la garde à vue. On nous dit que la justice est débordée. Nous le voyons bien. Mais si c’était la police qui l’avait débordée ? On nous dit que les prisons sont surpeuplées. Mais si c’était la population qui était suremprisonnée ? Peu d’informations se publient sur les prisons : c’est une des régions cachées de notre système social, une des cases noires de notre vie. Nous avons le droit de savoir, nous voulons savoir. »

Michel FOUCAULT, 1969,
(cité par Jean-Marc ROUILLAN dans ses Chroniques carcérales)




Lacan parle.

Il se tait, aussi. Surtout.

Racle sa gorge, mâchouille un peu son cigare.

Lacan se tait.

Deux jours à la Maison d’Arrêt de Nanterre. Se taire.

Se taire et hurler.

Taire le quartier disciplinaire, le mitard du quatrième étage, les murs fracassés, troués, sanglants, le maton ou l’infirmier ganté d’un plastique maculé de merde, au quatrième étage des cercles de Dante, le cliquetis des portes qui s’ouvrent et surtout se referment, et les cris des détenus peinent à frayer l’air du quatrième.

Lacan parle.

« De sa condition de sujet, on est toujours responsable. »

Responsable, ce môme de vingt berges ; il a choisi le deal, il assume la taule, il a choisi de me voir toutes les deux semaines pour quand même imaginer que le futur ne ressemblera pas toujours au quatrième étage.

Lacan pose.

Sûr de lui, aussi justement infatué de son savoir qu’un maton de sa trique.

Les matons, justement.

« De sa condition de sujet… »

Le samedi exceptionnellement, pour aller au parloir, comme d’habitude. Le-maton-qu-est-sympa (ie : celui qui précède toujours le nom du détenu par Monsieur) me dit que ce ne sera pas possible aujourd’hui parce que Monsieur est au quartier disciplinaire. Seuls les avocats, pas les éducateurs.

« Effectivement, Monsieur, je comprends bien ; seulement j’ai une autorisation de parloir avocat et je suis donc considéré comme tel… »

Je remarque opportunément le nom du lieutenant de permanence du week-end sur une affiche et, après cinq minutes de discussion stérile, demande à parler au supérieur de faction. Trop heureux de se décharger d’une quelconque responsabilité, le maton s’exécute (au sens figuré, hélas).

« … on est toujours responsable. »

C’est qu’il a l’air joyeux de bosser le week-end le lieutenant. Je lui ressors le même discours.

« …
- Non, pas possible.
- Très bien Monsieur, dans ce cas j’exige un courrier de notification expliquant les raisons motivées de votre refus, courrier que vous voudrez bien signer, ainsi que faire signer à la personne m’ayant délivré le permis de visite, à savoir Monsieur le Directeur. »

Je me cale dès lors dans la posture du gars qui attend que l’Administration Pénitentiaire lui remette un courrier un samedi matin de novembre.




Je ne sais toujours pas par quel bout prendre cette histoire. L’horreur de l’escalier menant au quatrième, la cravate de Lacan qui fait obstacle, ma propre peur.

Lacan parle.

Il se tait, aussi. Surtout.

Moi aussi.





et Léo emmerde le mitard et le Vauban !!!!

jeudi, octobre 16, 2008

Sifflons la Marseillaise tant qu'on chantera pas l'Internationale (ou Seine-Saint-Denis style ou le Temps des cerises -m'en fous, chuis pas sectaire-)




"La banlieue est-elle maudite ?"

On rigole pas sur France-un-faux au matin. C'est le titre du débat avec l'inénarrable Xavier Lemoine, maire de Montfermeil (1). Autant dire que l'analyse socioligico-politique des "sifflets de la Marseillaise" vole haut.

Ce soir à Nanterre (pas mes rêves !), alors qu'un capuche-casquette me confie qu'il va aller voir le dernier Woody Allen pour Scarlett Johansson et Penelope Cruz et qu'on commence à peine à débattre, le A. débarque.

"Alors, Ubi, t'en penses quoi des sifflets sur la Marseillaise ?

- Oh, tu sais, à partir du moment où Lââm elle chante, j'crois que ça peut être que justifié...

- Wesh, vazy, t'abuses, elle a voulu faire les choses bien, elle a mis une casquette et une capuche, faut pas lui en vouloir...

- ...

- Bon, sérieusement, t'en penses quoi ?

- Bah, tu sais, moi, la Marseillaise... Non, sinon, c' qu'est con, c'est qu'ils pètent tous les plombs depuis deux jours.

- Tu sais, Ubi, j'étais au match. Sous la tribune des Tunisiens. Remarque c'était pas dur d'être sous la tribune des Toun's vu que y avait que ça. A côté de moi, y avait dix gars de Saint-Denis. On s'est bien fendus la gueule et on n'arrêtait pas de vanner les Toun's. On leur gueulait des 'Zizou, Zizou' depuis le début du match jusqu'à ce qu'ils marquent. Quand on a marqué, on a hurlé 'allez les Bleus !' pendant une demi-heure et toute la mi-temps, on a cru qu'ils allaient nous égorger comme des moutons le jour de l'Aïd. Mais on a tenu bon. et on s'est vraiment bien marrés avec les gars de Saint-Denis... Mais le pire c'était le lendemain matin...

- Comment ça ?

- T'as entendu c' qu'il a dit Bayrou ?

- Vite fait...

- Tu sais, Ubi, je regarde tous les jours Télématin avec William Leymergie parce que ma mère elle aime bien et ça lui fait plaisir que je sois avec elle. Là, pour la première fois depuis trois semaines, Leymergie il a pas ouvert le journal sur la crise mais sur les sifflets des arabes. Et pour la première fois depuis trois semaines, ma mère elle a arrêté de cracher sur sa pauvreté mais elle s'est souvenue qu'elle était arabe. Il a capté Bayrou, c'est du bluff pour faire croire que...

- ...

- Tu sais, en fait, ceux qu'ont sifflé, c'était des gosses des MJC du 93 qu'ont des places gratos pour remplir le stade contre des équipes de merde. Parce que la télé elle aime pas trop les sièges vides, alors avant le match contre les pays minables, elle file des places gratos à tout le monde. Et les mômes ils sifflent n'importe quoi. Et c'est pas la Marseillaise qu'ils sifflent, c'est Sarko. Tu sais, Ubi, chuis français, je vote à toutes les élections même celles où je comprends rien, chuis aussi français que toi..

- Yep yep, je sais, A., pas besoin de me le dire...

- Nan mais si, c'est important, quoi. 'Fin voilà quoi, surtout encore plus avec l'autre con de chauve qu'était dans le rugby avant : 'Refuser de faire jouer l'équipe de France contre les pays du Maghreb, ou alors seulement en province'. Franchement ça veut dire quoi ? Il nous prend pour qui ce connard ???

- 'Clair que c'est un fils de pute (oui, je sais, l'éducateur outre passe sa fonction dans cette réplique éternelle)

- Sérieux Ubi, tu sais c'qui va se passer, s'ils arrêtent les matches juste parce qu'on siffle la Marseillaise, la prochaine fois que je vais au stade, je siffle juste pour voir ce qui va se passer et si l'autre con de Sarko il aura les couilles de faire ce qu'il a dit. Et là, on va rigoler. Je l'ai jamais fait, mais faut pas non plus qu'on se foute de ma gueule.

- (éclat de rire intersidéral)

- Parce que tu sais ce qu'ils vont nous faire d'ici deux semaines si la crise continue ? Ils vont sortir en skrèd deux-trois pitbulls de la SPA de Gennevilliers, ils vont te les foutre à la sortie d'une école, y en a un qui va mordre, et ça va te faire trois jours de Une dans les journaux. Et même qu'avec un peu de bol, quelqu'un aura vu qu'un arabe tenait le pit' en laisse..."

"La banlieue est-elle maudite ?"

Ouais, grave, et surtout, elle t'emmerde.










Et on s'arsouille et on boulègue avec l'hymne footeux des Fabulous Troubadours, de Toulouse !






(1) : Pour mémoire, la première partie de ce mythique doc de la bande à Kourtrajmé vers 2005-2006 où le Xavier se signale par sa lucidité et son ouverture...

lundi, juillet 21, 2008

interruption momentanée des services...







Entre les Grec-que-s, le Belge, et la préparation de la méga-semaine de teuf à Nanterre (pas mes rêves !), les autres déboires à tendance amicalo-locativo-existentiels, ça laisse peu de temps pour griffouiller.

Une semaine de dingue à Nanterre (toujours pas mes rêves !) s'annonce ; c'est moi qui n'organise, c'est qui n'gère (presque) tout, trois jours et nuits de malade avec des photos et des histoires à venir....

A Dieu (qui n'existe pas) vat !





aucun lien, mais Nicolas Peyrac chante son père et je surkiffe au-delà du sur kitsch

mardi, juin 03, 2008

moisson des derniers jours...

A few photos glanées, par ci par là, de Nanterre (pas mes rêves !) à Montreuil en passant par Parigi...





















Perestrojska - Ska for Loes
(thank you l'ami Dadu !!!)

dimanche, mai 25, 2008

un seul Front à Nanterre : le Front populaire !



Nanterre, mai 2008




M. le Maire,

Jean-Marie Le Pen, le Front National et le DPS ne sont pas que des symboles : ce sont des ratonnades, des balles perdues, des morts. Le Mont-Valérien, Nanterre et la Folie ne sont pas que des symboles : ce sont des luttes, des rêves et encore plus de morts. En 1935, des communistes qui ne se présentaient pas encore sous cette étiquette furent élus à la municipalité sur une liste d’ « Unité d’action antifasciste ». De l’eau a coulé sous le pont Mirabeau, du sang a coulé le 17 octobre 1961 sous le pont de Neuilly ; en mai 2008, le Front National s’installe à Nanterre.

Une réunion de préparation en vue de lutter contre cette installation eut lieu à votre initiative le 17 avril 2008. Fraîchement réélu au premier tour des municipales avec plus de 56% des suffrages, vous aviez appelé les responsables politiques, syndicaux et associatifs à venir débattre, mais non les habitants. Certains vinrent pourtant, en s’inscrivant sous de faux noms aux listes d’émargement (1). De fait, il y eut pourtant ce soir-là un peu plus d’habitants que de débat. Une mère de famille avoua trembler pour ses enfants puisqu’une « forme de guerre » venait d’être déclarée par le FN. Un shibani craignit qu’il ne faille « mettre des tanks » place de la Boule. Un élu socialiste s’insurgea contre la violence qu’il crut entendre dans ces propos ; je ne vous apprendrai rien en soulignant que le parti dont vous vous séparâtes au congrès de Tours a toujours brillé dans son écoute et sa compréhension du peuple.

La municipalité s’engagea à appeler à la manifestation. À la démonstration de force. À la lutte « par tous les moyens » pour reprendre vos termes. Les affiches qui furent collées dans Nanterre avant le 17 mai étaient anonymes, l’œuvre de militants de l’ombre. Vous attendîtes le 14 mai pour publier un appel sur le site internet de la mairie. Pendant le mois précédent, vous faisiez signer une pétition sur les marchés (2).

La manifestation du 17 mai 2008 fut pire qu’un simulacre, ce fut une mascarade. Le PCF s’agrippait à la banderole et au micro, la CNT défilait déguisée en sapins de Noël, la LCR protestait puisqu’elle n’a jamais su faire que ça, les rares habitants qui avaient rejoint le cortège à la faveur de la Mafia K’1 Fry furent vite dégoûtés par le mode repeat activé sur « Motivé-motivéééééé ». On sait jamais, quéqu’ fois que trop de rap incendiaire n’incite des hordes de jeunes sanguinaires à se mêler au cortège. « On l’a pas voulue, on l’a pas souhaitée, mais c’est la guerre… » gueulait la Mafia. « Si une ligne de jeunes arrive, on sait ce qu’il y a à faire… » chuchotaient les oreillettes du SO du PCF au début de la manif (3). C’est sans doute pour la même raison que la manif évita consciencieusement de passer par la fête de quartier du Mont-Valérien pourtant toute proche et qui aurait pu rameuter un max de monde.

Le collectif avait validé la fin de la manif au 76, rue des Suisses, devant le siège du FN (4). Evidemment, le PCF prononça la dispersion 500 mètres plus tôt. Faut dire que depuis l’expérience des Soviets, les collectifs et le PCF, c’est un peu comme Le Pen et la Shoah, un sacré point de détail.

Le 19 mai 2008 eut lieu une réunion bilan de cette manif qui fut, pour vous, un succès puisque « beaucoup de gens sont descendus dans la rue ». Huit cents personnes… Comme un conseil municipal se tenait à 19 heures, vous ne pouviez être présent. C’est donc votre directeur de cabinet qui nous fit l’honneur de sa parole cravatée et gominée. Il parla vingt minutes sur les trente de sa présence. Même le discours des sbires-du-facteur-qui-passe-chez-Drucker parut intelligent au regard du laïus pisse-froid de ce fade communicant. Le dircab’ appela vaguement à la création d’un collectif pour construire un collectif de lutte, un peu comme s’il fallait envoyer des sachets d’eau lyophilisée en Afrique pour résoudre le problème de la sécheresse.

Le Front National a officiellement emménagé le 2 mai 2008. M. de la Palice m’apprend qu’il s’agit du lendemain du 1er mai, date chère depuis 1886 aux opprimés, date que le Front National a tenté de récupérer. En matière de récupération comme ailleurs, les cons osent vraiment tout : Casse-toi-pauv’-con a cité et repris Guy Môquet, Gramsci et Louise Michel dans ses discours de campagne. Le Borgne a repris le 1er mai et s’installe à Nanterre. D’ici peu, Ségolène citera Jean-Marc Rouillan.

« Un seul Front à Nanterre : le Front Populaire ! » scandions-nous au cœur de l’étique cortège. Non que nous cautionnions l’injonction de Maurice Thorez à cesser la lutte (5), mais plutôt que nous appelions de nos vœux le souvenir de nos racines, celles qui font que notre feuillage est toujours vivace. Le Front Pop’ qui interdit les ligues factieuses et fait au besoin le coup de poing. Le Front Pop’ qui occupe les usines dans la joie de la grève. Le Front Pop’ qui déborde les certitudes du Parti de l’époque. Le Front Pop’ de 1936, que les « forces de progrès » récupèrent alors qu’elles le sabordent avec application (toute ressemblance avec des événements de décembre 1995 ne serait que pure coïncidence). Dis, Mme Notat, dis M. Chérèque, dites MM. Vianet et Thibault, comment vous appeliez-vous à l’époque ? (6)

Je conçois cela dit parfaitement, M. le Maire, que votre positionnement soit délicat.

(Je passerai rapidement sur les absents du collectif et de la manif. LO est en train de débattre sur l’alliance ouvriers/paysans et les possibilités de condition de recréation de la IVème Internationale dans la France de 2008. Une scission serait à l’ordre du jour entre les mouvances Mandel et Frank. Le PS débat, pour sa part, sur l’investiture qu’il accordera à la présidentielle de 2017. Damien Saez tient la corde mais l’éléphant Philippe Val résiste bien. La surprise Cécile de Ménibus n’est pas à exclure. Quant à Lionel Jospin, il hésite à se retirer définitivement de la vie politique.)

Bien sûr, donc, il y a la LCR, futur Nouveau Grand Parti Anticapitaliste, qui suinte l’entrisme par tous les pores et qui a toujours cette sale habitude acnéique de faire des AG et des commissions à tout va. En plus ils militent à Nanterre, mais z’habitent à Neuilly, la ligue à Léon (dixit la chanson). Cela dit, pour une fois qu’ils sont plus dans la rue que sur les pelouses de la fac, pourquoi pas…

Bien sûr il y a la CNT, antifascistes radicaux qui ne sortent des Vignoles ou du bar que pour se croire une troupe d’élite et avoir le frisson du baston. Pendant ce temps, les oreilles de maman se reposent de ne plus entendre de la oï résonner à fond dans la chambre du petit. Mais pour une fois qu’ils vont plus en manif qu’en concert, autant en profiter…

Bien sûr il y a des anarcho-autonomes, cette nouvelle menace sourde qui lance des pavés, brûle des voitures et n’a pas plus d’intérêt à l’ordre qu’au désordre. Même si ceux restés au squat se demandent si ce soir on va manger vegan ou pas, ils sont prêts à débarquer de toute urgence si ça s’annonce sérieux. Comme ceux de la LCR ou de la CNT, militants que j’espère sincères. Non les appareils, mais les militants.

Bien sûr il y a les gosses des quartiers, ceux que l’on n’a étrangement pas vus durant cette manif. Je n’ose croire que vous repreniez les mots de votre confrère M. André Guérin, maire PCF de Vénissieux, en novembre 2005, adressés à M. Jacques Chirac, Président de l’époque : « Je souscris à votre propos de rétablir l’ordre. La société française est en dérive. Il n’y a pas à hésiter : rétablir l’ordre est une priorité. (…) L’heure est au rassemblement républicain pour éradiquer la gangrène, la barbarie, la sauvagerie. » Vous êtes de cette gangrène, M. le Maire, vous avez grandi aux Pâquerettes, au cœur des cités de Nanterre ; vous savez qu’il vaut mieux une bonne guerre civile qu’une paix pourrie. Sinon, vous avez renié ; sinon, vous avez trahi. Non seulement les amis de rage et de jeunesse, les arabes, portugais, les français et les yougos, mais surtout votre humanité même et le si joli mot qu’est « communisme ».

Ce communisme plutôt moribond dont le spectre ne hante plus guère la vieille Europe et dont les partis sont devenus des repaires de soc-dém’. Ou pire, à l’instar de ce M. Guérin, des saloperies de crapules réactionnaires. On a les voitures brûlées que l’on mérite. Rappelez-vous les mots du vieil Hugo, écrits après la Commune, à ceux qu’on foule aux pieds :
« Qu’il fallait leur donner la part de la cité ;
Que votre aveuglement produit la cécité ;
D’une tutelle avare on recueille les suites,
Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,
Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin ;
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte.
»

J’étais à Nanterre, donc, en novembre 2005. Je me souviens, qu’à l’inverse d’autres, la ville n’a pas flambé, ou si peu. Bien au contraire, la fréquentation des lieux culturels ou sportifs augmenta de manière significative. Je me souviens des innombrables provocations policières et des gosses débattant sans fin, entre eux ou avec les adultes. Il fut dit à l’époque que les dealers avaient donné des consignes de calme pour ne pas perturber le trafic. Comme si Nanterre était la seule plaque tournante d’Ile-de-France. Comme si cette ville n’avait pas, chevillée de son sang, la culture de la discussion politique, partisane, éternelle, cette place publique où se fait, se défait et se refait le monde. Je me souviens des discussions disant en substance : « Ils ont raison de se révolter, maintenant, ils feraient mieux d’aller brûler des voitures dans le XVIème plutôt que dans leurs cités, l’Elysée plutôt que leur école. » Il semble qu’aujourd’hui les raisons de se révolter soient toujours aussi justes. On a les voitures brûlées que l’on mérite, M. le Maire, les sièges de partis politiques aussi.

Cela fait trois ans que je bosse à Nanterre et que j’aime farouchement cette ville, ses quartiers et ses habitants. Ce midi, alors que j’allais prendre un café à ma sandwicherie habituelle, deux gars à la gueule fracassée de mercenaires ayant fait le Tchad et la Serbie, gants de cuir plombés en évidence, sont entrés après moi pour s’acheter un jambon-beurre. « Français, ne craignez rien, c’est la Milice française… » Ils m’ont détaillé des pieds à la casquette. Inutile de dire que la sandwicherie est près de la place de la Boule. Inutile de dire qu’il s’agissait du DPS. Pour la première fois depuis trois ans dans cette ville qui est devenue la mienne, j’ai eu peur. Et je ne m’appelle pas Mohamed.

Mohamed et les autres sont là, M. le Maire, ils ont voté pour vous. N’ayant pas voté, je suis là aussi, comme tant d’autres. Nous n’attendrons pas votre signal pour faire ce que nous avons à faire. L’histoire nous a appris qu’il n’y a pas trente-cinq manières de virer les fachos. Mais nous vous attendons.

Avez-vous donc à ce point peur de ceux qui vous ont réélu au premier tour ? Ne croyez-vous pas qu’étant à nos côtés en première ligne, vous acquérrez l’estime et la force de tout le peuple de Nanterre ? Préférez-vous voir votre écharpe tricolore défiler une fois par mois face aux caméras de France 3 Ile-de-France plutôt que de virer le FN pour de bon ? Je repense encore au vieil Hugo, écrivant à la dépouille de Dumas (7) : « Rien ne lui a manqué : ni le combat, qui est le devoir ; ni la victoire, qui est le bonheur. » Avez-vous vu à la fin de la manif ce petit groupe de jeunes qui buvait tranquillement cafés et limonades place de la Boule ? Les CRS, comme un symbole, commençaient à descendre la rue de Saint-Cloud. Les foulards montaient sur les nez en même temps que les rires et l’impatience. Rien ne nous manquait. Votre discours se terminait. Et nous n’avons pas combattu.

« Quand la France lutte, c’est toute l’Europe qui rêve » disait une camarade grecque à la tribune de la fac lors d’un quelconque mouvement étudiant. La lutte, en actes, de Nanterre contre tous les fascismes doit faire de la ville un champ de bataille et de joie. 82% des français, au moins, auront le cœur à nos côtés. Le FN parle de Nanterre comme d’une « zone de non-France ». Puisse cela être vrai. Nous haïssons la France, ses flics et ses fachos ; nous gerbons sur cette démocratie qui expulse nos frères sans-papiers ; nous voulons détruire cette république qui tue Brahim, Bouna, Zyed et Lamine. Nous ne sommes que sous-France. Soyons la non-France, l’anti-France et l’Internationale. Une Commune libre. Et que, de cette lutte effective et de cette victoire, Nanterre redevienne un symbole. Une joie.




LA-FRANCE-DES-CAVERNES
(section Georges Guingouin)



NB : J’apprends que vous avez dissous le « collectif » pour créer un « Comité de vigilance ». Le ridicule de cet observatoire le dispute à la lâcheté. Comptez les balles perdues, M. le Maire, c’est tout ce qu’il vous reste.

(1) : Etrangement, certaines assoces qui avaient pourtant laissé adresse et mail n’ont reçu aucune information ; sans doute une mauvaise manipulation (et pas qu’informatique…)

(2) : Quand on sait que plus de la moitié des habitants des quartiers populaires de Nanterre n’ont pas les ressources suffisantes pour se payer les 30 € mensuels d’accès à internet et qu’un million de signatures n’ont pas suffi à sauver les époux Rosenberg, calculez le pourcentage d’efficacité de votre action sur un dirigeant frontiste.

(3) : http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=97828
(Martine à la manif)

(4) : Le siège du FN est au 76, rue des Suisses, à Nanterre. Je répète. Le siège du FN est au 76, rue des Suisses, à Nanterre.

(5) : « Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même consentir au compromis si toutes les revendications n’ont pas encore été acceptées mais que l’on a obtenu la victoire sur les points essentiels. » Maurice Thorez, 11 juin 1936.

(6) : Les syndicats sont nos amis : jamais, jamais ils ne nous ont trahis !

(7) : Le père, hein, pas la crapule de fils livreur de communards…


la-france-des-cavernes@no-log.org
http://la-france-des-cavernes.blogspot.com




(chopé sur indy...)

lundi, mai 19, 2008

Hommages et reniements...



Georges Guingouin, "le fou qui vivait dans les bois", prit le maquis sans attendre la rupture du pacte germano-soviétique. Il échappa à une tentative d'assassinat fomentée par le Parti, celui-là même qui se revendiquera être celui des "Fusillés". A lui seul, sans un coup de feu, il libéra Limoges.




A ceux qui voulaient s'engager à ses côtés pour buter du fasciste, Buenaventura Durruti donnait immuablement une pile de livres, et demandait à ce que le volontaire discutât de ceux-ci avant de porter le fusil.


A Nanterre (pas je sais plus quoi...) en 2008, le péril immonde de la bête brune vient faire coucou. Les héritiers de ceux qui voulurent fusiller Guingouin se marrent avec les flics et débattent de la conduite à tenir au cas où "une ligne de jeunes" (comprendre des bougnoules du lumpen) viendrait dans la manif, marchent docilement et se félicitent "d'avoir été là". Ceux qui fantasment sur la Catalogne de 1936, crâne ras et chaîne à la ceinture, se pavanent aussi haut que flottent leur crasse ignorance et leur drapeau rouge et noir. Ne connaissant guère que le chemin qui mène des Vignoles au bar de la rue des Panoyaux, ils se perdent dans le parc André Malraux.





A Nanterre comme ailleurs, le fascisme n'a pas trop de souci à se faire, il est encore mieux défendu par ceux qui prétendent le combattre que par ceux qui le servent.

mercredi, mai 14, 2008

le rappel du 17 mai



Communiqué sur le site de la mairie

"Le siège du Front national à Nanterre… NON !

Nanterre, notre ville, s’est développée grâce à l’apport de populations venues vivre et travailler ici, cette diversité fait sa richesse. Le passé de notre ville nous rattache aux valeurs de générosité et de combat pour la liberté et l’égalité, il ne fait aucune place aux idées d’exclusion et de ségrégation. C’est pourquoi l’annonce par Jean-Marie Le Pen de son intention d’installer les locaux du siège du Front national ici, à Nanterre est pour nous une provocation.

Nous respectons toutes les opinions dans la mesure où elles sont respectables, celles du Front national ne le sont pas.

Construite sur le rejet de l’autre et sur l’exploitation des angoisses et des peurs que suscite une situation économique et sociale qui laisse se développer la pauvreté et l’injustice, l’idéologie du Front national n’apporte aucune solution mais diffuse la crainte et la haine là où elle s’installe.

En parlant des quartiers de Nanterre, le Front national parle de « zones de non-France » ce qui préfigure ses intentions quant à son installation dans notre ville.

Partout où le Front national s’installe, il apporte avec lui une ambiance délétère. Les idées du Front national ont déjà trop tendance à être banalisées au quotidien à travers : la chasse aux sans papiers, la mise en place d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration.

Nous, habitants de Nanterre rencontrons tous les jours des difficultés, du fait de l’aggravation des conditions de la vie quotidienne. Nous cherchons à les résoudre ensemble, par les voies de la démocratie et de la solidarité. Nous voulons vivre en paix, dans le respect de chacun.

Nous n’avons pas besoin de Le Pen et de ses sbires, dont la venue aurait comme conséquence un trouble permanent dans la ville.

Nanterre s’opposera avec force à la venue du Front National.

Le 17 mai à 14h00
place des Droits de l'Homme"



Comuniqué de Marine Le Pen dans le Parisien du 9 avril 2008 (non non, interdit de rigoler...)

"Si les violences commises par le régime communiste chinois au Tibet ont été largement condamnées par la classe politique, aucune voix ne s'est élevée pour dénoncer les propos stupéfiants du maire communiste de Nanterre protestant contre la venue du FN dans sa commune"

(et je vous passe l'analyse du somptueux amalgame : Nanterre = communistes, Chinois = communistes -ah ah ah- donc FN = moines tibétains...)







au choix :

du velours rouge étoilé avec la Juliette

du pavé noir anarcho avec Against me !




(et merci au Dadu pour la tof !)