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dimanche, mars 29, 2009

la très sainte Trinité


La Kriek se renverse au Sportwereld sur la jupe blanche alors qu'Elle fume sa clope après ses frites-mayo.

Les quatre vieilles, à la table d'à côté, se marrent comme des collégiennes.

Une des vieilles :

"- Allez hein, vous inquiétez pas, ma p'tite dame, ça n'arrive qu'aux vivants..."

Un temps.

Elle répond que la v'là baptisée, maintenant, la jupe.

La vieille se marre :

"- Baptisée, c'est sûr... Au nom du père, d' la frite, et de la sainte Kriek..."
























































La plus wack'n'wall version de la chanson la plus wack'n'wall au monde, (kassdédi au Belge) : Johnny B. Goode par les Pirates

dimanche, mars 22, 2009

interruption momentanée du service...


Une petite semaine en Belgique / bière / frites / surréalisme-land fera le plus grand bien...

(Pour ceux-elles qui veulent, on se voit vendredi soir à Bruxelles pour une soirée/nuit d'anthologie !)











Et, pour patienter, la baffe de découverte zizikale qui tourne en boucle ici, du velours et de la dentelle mâtinés de cristal, Berry, le Bonheur

lundi, juin 30, 2008

Ni gris, ni vert (une journée à Ostende)

Une ville comme un rêve. Une semaine à mater la météo pour espérer le ciel gris, pesant, la glauquitude de la Mer du Nord dans toute sa splendeur. De Nordzee.






Manque de pot, le ciel devient de plus en plus bleu, le soleil désespérant. La Brasserie est éternelle, la plage et le casino presque pas désert. Des flamands,des moules, mais si peu de pluie, hélas. Nous reviendrons. Ostende, je t'aime, même sous le soleil.

























































L'autochtone -le grand Arno- chante sa ville chantée par Caussimon et Léo

jeudi, juin 26, 2008

Bruxelles, ma belle (fin de l'intro)















Un singe veille le Palais de Justice, beau symbole...






Suis-je le seul à croire lire "pigeons voyageurs" sur cette affiche ?






Big Mouth, qu'ils chantaient, les Smiths...













Klaus Nomi, Simple Man
(merci pour cette merveille, mister Gonzo !!!)

jeudi, juin 19, 2008

Bruxelles, ma belle (suite de l'intro)

Le flamand prend un malin plaisir à faire un jeu de mot english sur la plaie vive.





Euh...





Jouons au jeu de retrouver les z'équipes saugrenues.





L'indicible bonheur de fumer dans un bar enfumé. Ici, au Verschuren, un des plus beaux troquets au monde, don't walk the line...





...





"La jeunesse, toutes les jeunesses, sont le temps kafkaïen où la larve humiliée, couchée sur le dos, n'a pas plus de raison de ramener sa fraise que de chances de se remettre toute seule sur ses pattes."





Justement, à propos du Franz convoqué ci-dessus, l'essence même, peut-être, de ce pays conjuguée à la bière.





A Bruxelles comme ailleurs...




Les Belges d'Arnolde font "Tremblez" la (grand) place...

lundi, juin 16, 2008

Bruxelles, ma belle (intro)

Ecrire un compte-rendu d'une semaine en Belgique sans employer les mots "surréalisme, bière, frites" est absolument impossible. Je n'essaierai donc pas. Et c'est parti, en images, et en vagues mots foireux. Un pays comme un rêve.





Arrivée à la gare du midi. Premier hommage oblige, visite au musée de la brasserie bruxelloise, usine Cantillon du côté d'Anderlecht, ça suinte le houblon et le brassage, les premières chopes se vident, l'accent belge se retrouve, les premières vannes aussi.





Oui à la hausse des jolis airs (comme ceux, classiques, du métro bruxellois by night...).





Le magique autochtone qui nous accueille nous sort le matos le premier soir...





Le cliché total, la merveille, la Grand Place by night, un résumé péremptoire de toute l'histoire de la vieille Europe.





Choisis ton camp, camarade, même si, selon Strip Tease, tu peux prier l'un et l'autre à la fois...





Quand la devise nationale subit un coup d'humour national...





et Nelly Mac Kay chante la merveilleuse Dog Song...

jeudi, juin 12, 2008

Bruxelles, ma belle (avant-goût)


photo d'Olivier Brouwers



(clique sur la z'image pour mieux voir ce qui transpire la belgian way of life)

lundi, juin 09, 2008

interruption momentanée des services

Hantons, hantons... Chouette, une petite virée d'une semaine au Plat Pays... Une virée pas seulement sur les traces du glorieux Karl au moment où il écrivit le Manifeste qui devait terroriser la vieille Europe... En attendant, le PCF trouve toujours le moyen de nous faire rire dans les glorieuses banlieues françaises :











le grand Dick chante la belle ville....

jeudi, septembre 20, 2007

de l'inconvénient d'etre né

Verviers, Belgique, l'an dernier, presque jour pour jour. Je découvre la "banlieue" belge à l'approche des élections municipales, alors que je vis un des plus fabuleux mois d'amour de ma vie.

Choc de culture, les voisins n'hésitent pas à trimballer sur leurs bagnoles les affiches des candidats qu'ils soutiennent. Ou à afficher les portraits d'iceux à leurs fenêtres ou dans leurs jardins. (J'imagine même pas le gusse qui laisse une affiche de Sarko au rez de chaussée à Montreuil ou la trombine au Facteur à Brégançon...).

Et donc Verviers, vingt bornes de Liège, ancienne cité de la laine, comme tant d'autres n'ayant pas trop chopé le bon wagonnet de la reconversion industrielle. La Wallonie dans toute sa merveille, friteries, bières, humour à tomber par terre, bières, surréalisme prononcé, frites, bières.

Verviers où coule la Vesdre, rivière prenant sa source dans les Hautes-Fagnes, et se jetant dans l'Ourthe qui elle-même se jette dans la Meuse. L'eau des Hautes-Fagnes est naturellement pauvre en minéraux, donc idéale pour laver les laines, ce qui a favorisé l'implantation des industries susdites. Fin de la minute culturelle.

Usine désaffectée dans ce quartier de pauvres. Chemin de halage le long de la rivière. Et des tags, partout. Le genre de truc inconcevable en France, des résurgences nazillardes qui ne tiendraient pas plus de dix minutes sur un quelconque mur du pays. Mais ici, sans doute au même titre que la liberté d'expression évoquée plus haut, ça ne semble pas trop gêner, les odes au Moustachu et les déclarations d'amour à la Haine.

Sauf que, des fois, même le Pire peut faire hurler de rire, surtout dans un pays comme celui-là. Quand un abruti sans cervelle (comme tout bon nazillon) se met en tête de reprendre l'historique hommage hitlérien sans connaître la langue de Stefan Zweig, ça donne un truc exceptionnel. Où le taggueur essaie peut-être de rendre un hommage à la musique qui lui fait mal aux oreilles. Où le lapsus fait sens comme rarement. Où l'inculture et la bêtise montrent enfin leur vrai visage.





(OST : Marlene Dietrich - Sag' mir, wo die Blumen sind)

dimanche, septembre 09, 2007

septembre (en attendant)

Dimanche de septembre, derniers rayons d'un soleil de début d'automne parisien après un été qu'a pas eu lieu. "Y a pas eu de saison, ma bonne dame...". Dix-huit heures, fin d'une sieste après un midi et une aprème avec le J. qu'a les yeux en couilles d'hirondelle bikoz' il est amoureux. Il le mérite, ce veinard, et il en est encore au moment le plus magique, celui des lèvres effleurées, des rendez-vous dans l'après-midi et des doutes alors qu'on sait que...

Réveil de la sieste, donc ; le café monte tranquillou dans l'inox italien, le rouge avec la charcut' pour l'apéro sur le marché, le rouge avec la pure bouffe du midi en écoutant France Cul, les Papous et les pastiches de Duras, le rouge en trippant sur Barbara après le repas. Lui, dans toute son éternité, dans l'attente du demain ; moi, dans le souvenir nostalgique de l'avant-hier. De ces débuts de moments magiques, quand tu chantonnes en te rasant avant un rencard, quand tu penses aux fleurs que tu vas acheter, quand il faut penser à sortir la bouteille de champ' du congélo, quand l'évidence n'est pas encore la sérénité.

Pommes de terre, cancoillotte, maroilles, biscuits roses du pays trempés dans le rouge, un peu de muscat et de chasselas de saison, un peu bourré, il est si heureux le père J., le laisser à son bonheur, le virer, faire une sieste, pour oublier un peu, pour profiter des derniers rayons du soleil de septembre...

Réveil de la sieste, le café est passé, le soleil tombe doucement, légère érection du réveil et des souvenirs de toutes celles qui, à nos corps défendant... Je pense à Villon et aux neiges d'antan. Putains de neiges, putain d'antan. Quand j'ai tout pourri passkeuh tu n'étais jamais la parfaite, passkeuh pas assez de cul, passkeuh pas assez de mots, passkeuh pas assez de moi. Et toutes ces retrouvailles, comme autant d'hommages foirés et inaudibles. Nostalgie, nostalgie, la fumée de ma Gauloise dans la lumière d'automne, se demander pourquoi j'ai tout fait pourrir de manière aussi radicale . Crise de la trentaine (ah ah ah !). S'excuser. Ne rien regretter. Hélas. Il est trop tard.

De Belgique en Lorraine, de Nanterre à Montreuil.

Finir le café. Se servir un verre de rouge. Maudit septembre.



(OST : Autour de Lucie - Avril en octobre)